Otago central rail trail: l’impression du Far West

Il est difficile de manquer une occasion comme celle-ci. Dunedin se situe tout près  de la première piste cyclable aménagée sur une ancienne voie ferrée en Nouvelle-Zélande. Le meilleur moyen de s’y rendre est d’emprunter le train qui longe la gorge de Taieri. Cette ballade en train est apparemment l’une des plus belles au monde. L’étroite voie ferrée passe au travers de nombreux tunnels et par-dessus la rivière Taieri à douze reprises pour offrir des vues spectaculaires sur la gorge.
Le train s’arrête à Pukerangi, un tout petit village dans des collines vallonnées et parsemées ici et là de gros rochers. Il s’agit d’un autre paysage choisi par Peter Jackson pour illustrer la Terre du Milieu, cette fois-ci dans les films du Hobbit.

Moutons
C’est en arrivant à Middlemarch que la vraie piste cyclable commence. Vous pouvez vous imaginer que 150 kilomètres sur une ancienne voie ferrée, c’est plutôt relaxant en comparaison aux montagnes et au vent de la mer. C’est ce que je me disais au début

Train station

Start of a journey
La majorité des cyclistes débutent la Otago central rail trail par Clyde, à l’autre bout. La raison est bien simple: les vents sont normalement plus favorables de ce côté. Néanmoins, il s’agit d’une piste cotée « easiest » par le Department of Conservation (DOC) et pensée pour Monsieur et Madame Tout-le-monde. Le DOC estime d’ailleurs la vitesse moyenne des cyclistes à 10 km/h. La piste peut être parcourue facilement en trois jours à raison d’une cinquantaine de kilomètres par jour. Sur du plat, même en gravelle, avec un léger vent de dos, ma première journée fut un peu trop rapide. Je me suis donc donnée comme mission de ralentir pour les deux prochains jours.

Nuages et vélo

Jour 2

Moi qui souhaitais ralentir, j’ai ralenti! Pas seulement de mon propre gré en plus. Le vent a tourné le deuxième matin. Heureusement que je me suis payée le luxe d’une petite auberge pour recharger mes batteries. J’en ai eu grand besoin pour cette longue deuxième journée.
Il a fait un peu plus froid que le jour d’avant, mais bien habillé, c’était confortable. De Waipiata, le prochain camping se trouve 67 kilomètres plus loin, à Omakau. J’ai compris pourquoi le DOC estime la vitesse moyenne à 10 km/h. En montant, avec le vent dans le visage, même un cycliste moyen (je me considère comme une cycliste moyenne) ne dépasse pas de beaucoup cette vitesse.
Bref, la deuxième journée en fut tout une! Après huit heures sur le vélo, les genoux et les coudes commencent à se faire sentir. Travailler contre le vent, c’est exigeant sur tout le corps! Par moments, j’entendais mon ami et collègue Pedro me dire: »Mouline Maryse, mouline! » Alors j’ai mouliné! J’entendais aussi un autre collègue, Alex, se moquer de mon mantra de cycliste: »Respire, pédale ». Une bonne chose que ces deux-là me font sourire!

Kokonga station
Heureusement, le paysage et la piste elle-même est franchement plus agréable. La route est parsemée de longs viaducs comme celui de Poolburn.
Non loin, on évite deux montées en passant au travers de deux tunnels.

Tunnel

Le premier traverse une colline sur une longueur de 109 mètres, le second, 230 mètres. Les panneaux demandent de marcher à côté du vélo. Je me suis sentie rebelle, je ne l’ai pas fait. Je dois admettre, par contre, que je suis un peu claustrophobe et que ces deux tunnels n’ont pas été les points forts de ma journée. Pour certains rencontrés sur la route par contre, il s’agissait d’un de leurs passages préférés.

Un petit dîner improvisé s’imposait à la ligne du 45eme parallèle, l’e droit où l’on se trouve exactement entre l’équateur et le pôle sud.

45e sud
Jour 3
Bonne nouvelle! Le vent a soufflé du bon côté! La fille a pu mieux respirer.
Vous vous demandez sûrement pourquoi j’ai titré « L’impression du Far West ». Suivre une ancienne voie ferrée, ça implique beaucoup de petits villages aux maisons de briques. Les devantures rappellent les vieux westerns.

Far ouest?
Mais encore mieux, les paysages passent des pâturages verts couverts de moutons aux collines ocres parsemées de roches pointues… Et de moutons.

Sécheresse
La route entre Omakau et Alexandra est sans aucun doute la plus jolie. Se taper une journée de vents impitoyables en vaut la peine. Et à tous les cyclistes qui songent à parcourir la Otago Central Rail Trail, je vous assure que cela en vaut le détour!

Pause

Poolburn viaduct
Pour une petite idée des distances:

Middlemarch-Waipiata:53 kilomètres

Waipiata-Omakau:67 kilomètres

Omakau-Clyde: 37 kilomètres

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