Jour 1 de vélo: Des montées et des moutons

J’aimerais pouvoir dire que j’étais prête. J’aimerais pouvoir dire que cette première journée sur le vélo s’est déroulée comme un charme. Mais je ne peux pas. Elle m’a semblé parfaitement interminable.

J’ai quitté Janet qui m’a hébergé gentiment pendant trois jours avec émotion. Elle a été d’une aide inestimable à mon arrivée à Auckland. C’est le coeur gros, mais plein d’attentes envers ce voyage qui débutait enfin, que j’ai pris un traversier vers Half Moon Bay pour sortir plus facilement d’Auckland par ses banlieues. C’est là que l’histoire se corse.


Voyez-vous, la Nouvelle Zélande est connue pour ses côtes et ses montagnes. Avec raison. J’ai appris, à mes dépends, qu’ici, rien n’est plat. Moi qui ai normalement besoin d’une vingtaine de kilomètres pour réchauffer mes grandes pattes ai été confrontée à un premier 25 km de montées pratiquement sans répit. Ça commence mal une journée de 70 km. J’aurais dû le prévoir que la première journée serait difficile.


J’ai aussi appris de façon brutale qu’il ne faut jamais avoir de l’espoir lorsqu’une courbe approche. Le meilleur moyen que j’ai trouvé pour expliquer est de chanter la chanson « Alors on danse, Stromae » de Stromae. Remplacez « danse » par « monte ». « Et puis quand y’en a plus, eh bin y’en a encore! »


La troisième leçon du jour est celle-ci: ne jamais croire un kiwi qui vous dit que la route est « franchement plate ». Revoir leçon 1.
J’ai lu quelque part quelqu’un qui disait qu’une « ride » de vélo n’est épique que si vous obtenez 4 items sur 6. En cocher deux le premier jour est prometteur. Apparemment, il faut soit: un bris mécanique, se perdre, manquer d’eau, manquer de nourriture, pleurer ou avoir une météo méprisable. Je vous laisse imaginer lesquels me sont arrivés.
Quoi qu’il en soit, rendue près d’Orere, après une montée atroce de quatre kilomètres, un gentil kiwi m’a offert un lift jusqu’à Miranda. Il a dû remarquer que rendue à ce point, je ne pouvais juste plus rouler. Ce furent certainement les 50 kilomètres les plus pénibles de ma vie. Heureusement qu’au terrain de camping, il y avait une piscine chauffée par une source thermale et une cuisine où j’ai pu manger tranquille en plein milieu de la réunion familiale des très sympathiques Fergusson.
Après toutes ces émotions, au lit! Euh… À la tente!

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