Voyager en solo au féminin: 3 voyageuses inspirantes

Voyager en solo peut faire peur. Ça peut faire peur aux femmes, mais ça peut également faire peur à nos proches et ceux que l’on rencontre sur notre chemin. Pourtant, cette façon de parcourir le monde offre des opportunités de rencontres et d’aventures en or. Je ne crois pas qu’il y ait de meilleurs arguments que des récits de voyages ou des photos pour convaincre quelqu’un de tenter l’expérience. Je vous présente donc 3 voyageuses qui ont repoussé leurs limites en voyageant seules.

Courtoisie Louisiane B.
Courtoisie Louisiane B.

Louisiane B.

« Si les autres étaient capables de le faire alors pourquoi pas moi ? Voyager avait toujours été une de mes passions mais avant de partir en Australie, je l’avais fait avec un filet de sécurité: soit dans un pays dont je parlais la langue, ou alors avec ma famille.

Puis avec le temps cette idée de partir seule à l’autre bout du monde s’est de plus en plus ancrée dans ma petite tête de rêveuse. Une fille de mon entourage l’avait fait et s’était éclaté alors pourquoi pas moi? Une seconde de réflexion, un billet d’avion et un visa plus tard j’étais partie! Et oui j’étais capable!

Des trajets en bus de 12 heures en passant par des nuits dans des chambres de 17 personnes et des roadtrips improvisés, j’ai fait tout ça et j’ai adoré.  Le plus drôle c’est que je ne me suis jamais vraiment sentie “seule”, des amis de voyage j’en ai trouvé partout. Des problèmes aussi j’en ai eu mais à la fin je n’ai gardé que les bons souvenirs.»

Pour ses photos, allez voir son instgram: lsn_brtrnd

Photo par Kevin Brazell et Scott Angus
Photo par Kevin Brazell et Scott Angus

Sophie B.

« …Mais, t’as pas peur de voyager seule?»
C’est souvent la 3e question qui m’est posée quand on me ramasse sur le pouce après les où-vas-tu-salut-ça-va? OUI, J’AI PEUR. Et chaque jour me prouve un peu plus que j’ai tort. Qu’on a tous un peu trop peur les uns des autres. J’ai choisi le pouce parce que j’avais le temps. Parce que je n’avais nulle part où aller et que la réponse m’était chuchotée dans le vent. Oh, j’ai dit la réponse comme s’il n’y en avait qu’une ça fait donc deux fois que je vous mens. La première fois, c’était plutôt une semi-vérité: La peur n’est pas constante. Oui, j’ai peur, c’est ce que je disais au début, quand mon mécanisme de foi en l’humanité était rouillé, quand mon centre émetteur-récepteur de bonnes ondes était noyé de doutes interférents.

Oups, là on entre dans mes théories de physique quantique, d’ondes qu’on ne voit pas mais qui s’inter-influencent. Le pouce m’a appris à être connectée à ma centrale de perception, à m’écouter et à être réceptive à tout ce qui m’entoure (pas recommandé dans une grosse ville).

Pis ça, c’est juste la partie plate. J’vous ai même pas encore parlé des galeries d’art qui vous embauchent, des sculpteurs qui vous hébergent, des constructeurs de vaisseaux spatial qui vous amènent monter la plus haute montagne des États-Unis, la saveur redoublée de chaque paysage… C’est un peu parce que j’ai peur que vous m’ayez déjà classée: «Elle est folle!»

Mais oh! Quelle belle folie, la vie!»

Pour ses histoires, photos et ses chansons, visiter sa page ici.

Anne-Marie au Népal
Courtoisie Anne-Marie D.

Anne-Marie D.

«Lorsque j’ai acheté mon aller simple seule pour le Népal sans projet fixe en tête , mes parents ont eu de la difficulté à cacher leur inquiétude. Ce n’était pas mon premier voyage, mais c’était le premier où je m’embarquais à l’aveuglette sans plan, sans billet de retour. Même moi, la veille de mon départ, une fois dans mon lit les yeux grands ouverts, j’ai eu un moment de doute qui bon, a persisté jusqu’au matin, tout comme les yeux ouverts. « Pourquoi est-ce que je fais ça ? C’est quoi l’idée de se « garocher » dans le vide comme ça ? C’est quoi mon problème?! » Je me suis traitée de tous les noms. Et je suis partie.

Je n’avais aucune idée d’à quoi m’attendre, sauf bien sûr ce que dit le Lonely Planet du pays. Je suis débarquée à Kathmandou le 30 janvier 2013, pack sac sur le dos. Je me rappellerai toujours de ce vertige là, celui qui pèse 15 kg plus une partie du monde, celui d’être 100% face à l’inconnu. Une peur comme une drogue. J’ai trouvé un taxi, j’ai baragouiné dans mon très mauvais anglais l’adresse de la première auberge du Lonely Planet et j’ai fait confiance.

J’ai fait confiance au taxi qui n’avait aucune enseigne « Taxi » écrit sur sa voiture – comme tous les autres taxi de Kathmandou – j’ai fait confiance au trou dans le plancher de la voiture pour qu’il n’avale pas mon sac et j’ai fait confiance au pays qui m’a dit vas-y, relax.

J’ai passé trois mois formidables au Népal. J’ai vu la peur. J’ai vu les forêt de rhododendrons. J’ai vu la domination politique indienne. J’ai vu deux semaines de méditation en silence. J’ai vu le road trip en moto. J’ai vu l’Everest.

Ce qu’on connaît pas fait peur. Moi je dis suffit de connaître. »

 

J’espère que ces trois demoiselles ont réussi à vous donner le goût de partir à l’aventure vous aussi!

Vous avez d’autres histoires de voyages, des commentaires, suggestions d’endroits à visiter, des trucs pour les voyageuses solo? Laissez un commentaire!

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